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 Maieusthésie et théorie de la personnalité.

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AlexandreCM



Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 21/05/2012

MessageSujet: Maieusthésie et théorie de la personnalité.   Lun 21 Mai - 15:18

Bonjour Thierry, et bonjour à tous les forumeurs de maieusthésie.com

Pour souvenance, je suis Alexandre qui a assisté au niv. I en juillet 2010.

Tout d'abord, je veux dire que j'apprécie la constance et l’excellence avec lesquelles le site est enrichi d'articles remarquables, documentés et très bien rédigés !

Voilà mon sujet.

Après avoir bien lu, vécu, réfléchit et expérimenté, il me vient une interrogation importante au sujet de la maieusthésie, et des approches Rogériennes en général.
J'ai en effet le sentiment que le postulat thérapeutique repose sur un vécu, une part de soi mise à l'écart, avec lequel se ré-unir, afin de retrouver une intégrité permettant d'aller de l'avant (expression qui prend tout son sens avec ton article sur le temps antéropostérieur).
Bref, je ne perçois pas dans ces approches de théorie de la personnalité, ce qui est bien dans la logique de la dialectique compétence-connaissance non liées. Ainsi, les troubles, au sens du DSM, mais que l'on peut simplement considérer comme autant de souffrances bio-psycho-sociales, seraient la conséquence de traumatismes, d'évènements ponctuels et factuels vécu dans une subjectivité insoutenable poussant la psyché à se scinder pour survivre.
Au passage, remarquons que les cas de psychoses pourraient être envisagés comme la conséquence d'une césure telle qu'une part du conscient serait entraîné avec la partie mise à l'écart (refoulée?)

Si je vois précisément la pertinence et la redoutable efficacité de cette approche sur des cas de troubles anxieux divers, qui représentent tout de même la majeure partie des préoccupation psychiques des névrosés (au sens désuet et critiquable opposé à psychotiques, c'est à dire d'un coté les gens "normaux" pouvant assumer le quotidien et de l'autre ce qui ne peuvent pas ou plus...) En revanche, je me représente assez mal le fonctionnement curatif sur des personnes souffrant de troubles atteignant la structure même de leur personnalité, c'est à dire ancré dans l'éducation, les habitudes, les penchants etc.

Je concède qu'une telle structure pouvant être atteintes de tels dysfonctionnements reste difficile à objectiver autrement que par la rhétorique et que de nombreux modèles existent sans qu'il soit envisageable d'en recommender un en particulier.

Cependant, la santé telle que définie par l'OMS, dans sont triple caractère bio-psycho-social, doit bien être le résultat de la mise en oeuvre de capacités acquises, apprises ou héritées, telle que l'habileté à enter en contact avec de nouvelles personnes, la volonté de se conformer à une morale faisant rechercher l'effort, la constance, la politesse et toutes les vertus que philosophes et moralistes s'arrachent. Bref, un mélange de conceptions propice au développement de l'individu dans le système dont il fait partie autant que du mimétisme sur ce que les parents et éducateurs auront transmis tacitement.

Voilà ce qui me fait venir sur ce forum, car je sais combien ton esprit est enclin à la réflexion, cher Thierry, et je voulais te soumettre ces réflexions. Il faut dire que j'envisage sérieusement de faire appel à tes services, mais j'étais indécis car confronté à ces préoccupations...

Alors est-ce que le Soi, fondamentalement bon et capable, une fois réunifié au sens des "parts de Soi rencontrées", prend en charge naturellement la reconstruction de la personnalité et le retour à l'équilibre-santé ou bien est-il à envisager qu'une personnalité éclatée, atrophiée pour ne pas dire pervertie, doivent passer par des étapes d'apprentissage et de reconstruction pour parvenir à un état permettant de "gérer le quotidien", comme je le définissait plus haut.

Parmi mes lectures ayant influencé ces réflexions, une est notable, il s'agit en quelque sorte d'un syncrétisme psychanalytique libéré du freudisme, nommée "psychiatrie psychanalytique" (psychosante.com et les traveaux du couple Y&M Dienal) axé justement sur une théorie du moi qui a aidé des patients sévèrement psychotiques à se restructurer, enfin, à guérir.
Je sais que ces considérations sont à l'opposé des présupposés de la maieusthésie considérent la pertinence du symptôme, il convient néanmoins de parler en termes médicaux quand la souffrance est invalidante, durable, et qu'elle altère manifestement la physiologie cérébrale.

J'ai déjà pris beaucoup de temps au lecteur, je laisse donc ici la parole.
Sincèrement, Alexandre.
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